<Dojo zen de Saint-etienne : pratique de zazen à saint etienne, méditation silencieuse issue du bouddhisme

Horaires des
zazen

Lundi : 6 h 45
lundi : 19 h
mercredi : 6 h 45
jeudi : 19 h
vendredi : 6 h 45
samedi : 10 h 30


Arriver 15 minutes
avant l’heure du zazen


Tarif
s

5 € la séance
ou
25 € le mois
1ere séance gratuite

Contacts

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avec Maitre Kosen



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Montpellier, le vendredi 10 avril 2009

Alors je dis que zazen est l'enseignement absolu, et tous les patriarches ont dit cela.
Même Maître Nyojo, le Maître de Maître Dogen, lui a bien précisé que les cérémonies, brûler de l'encens, se prosterner, chanter les sutras, ce n’était pas important. C'est bien parfois pour les laïcs, pour aider les gens, qui ne pratiquent pas. Mais il a répété: « Seulement le zazen est l'essence du bouddhisme ».
Et à la fin on finit par le comprendre en nous-même, tous ceux qui pratiquent depuis longtemps, qui ont connu Maître Deshimaru (souvent il y a des gens qui viennent ici, qui ont pratiqué rue Pernéty, à la Gendronnière). Et donc avec le temps, nos illusions tombent. Avec le temps il est de moins en moins difficile d'abandonner l'ego. Avec le temps on discerne plus facilement ce qui est essentiel. Et puis il y a des choses qui restent, et des choses qui disparaissent, des fois on ne sen rend même pas compte.
Bien que le contenu de cette vérité absolue du zazen inclue toutes les vérités relatives de la vie, de la mort, des phénomènes et des non phénomènes, elles sont mises à leur juste place. La juste posture. Pas seulement du corps, de tout l'univers. Puis une fois que c'est à sa juste place, elles sont oubliées, dépassées, transcendées. Pour cette raison, afin de nous transmettre cette vérité absolue, le Bouddha a enseigné les quatre points de vue, et donc en premier, le point de vue mondain.

C'est pareil, Maître Deshimaru est arrivé en France, il a enseigné la posture, la posture, la posture, la posture. Oui alors: « Basculez le bassin! », parce qu'au début on avait du mal à basculer le bassin. « Rentrez le menton! » Alors après certains ont discuté: « Ah mais c'est pas bon de basculer le bassin. »
Ce sont des indications. Après on doit trouver soi-même, par soi même.

Alors le Bouddha a donné des indications, il a enseigné le point de vue mondain, c’est-à-dire la réalité vulgaire, connue de tout le monde, la réalité sociale, par exemple. Qu'est ce que la réalité sociale? C'est bon de souligner qu'elle ne se limite pas aux informations qu'on voit à la télé. Même le point de vue mondain est plus large que l'intoxication télévisuelle. Le Boddhisattva y trouve un énorme terrain de travail, afin de créer une société humaine en phase avec l'ordre cosmique.
Le côté mondain a aussi un côté péjoratif, c'est celui de tenir ses opinions, sa vérité, de l'extérieur. On cherche à l'extérieur, objectivement, la vérité. Alors on s'intéresse beaucoup aux bruits, aux racontars: bla, bla, bla, bla, la vie des autres, sa position sociale, le groupe, dans lequel il faut maintenir une image, pour être apprécié, ou tout simplement aimé, le besoin de plaire, conformisme, mimétisme.
Dans la Sangha, évidemment, on ne doit pas pratiquer ou aider pour avoir une place importante, par sociabilité; mais on pratique par conviction profonde, individuelle. Chacun pratique à son rythme. Pas la peine de montrer aux autres, pas la peine de se justifier. Il n'y a pas à s'occuper de la place socio dharmique
Certains disent: « Moi je suis mushotoku, alors je fais pas samu. » Comme s'il y avait seulement deux sortes de moines, les ambitieux et les fainéants. Ça par exemple, c'est un enseignement que je suis en train de faire du point de vue mondain, mais il est sensé diriger, guider disons, vers le point de vue absolu.

Deuxième point de vue, c'est le point de vue individuel. A ce point de vue-là, on sait que tout est perçu par soi-même. Le Dharma est notre grande aventure. C'est nous qui l'avons créé, avant notre naissance. On l'a créé en fréquence spécifique avec soi. En fréquence spécifique avec ce que l'on souhaitait réaliser dans cette vie. Ça, c'est le point de vue individuel. C'est important.
Dogen dit: « Tourner sa lumière vers l'intérieur. »
Ne plus regarder les autres, ne plus penser que la vérité se trouve à l'extérieur; que la vérité, la responsabilité, se trouve à l'extérieur. Même le gouvernement, même le monde: « Oui, il y a le gouvernement, il y a la crise, ouais! Monsanto, les salauds; ma famille, mon hérédité est mauvaise, mon karma! » Ou encore: « Cette rupture avec mon partenaire m'a brisé! » On évite ce genre de pensée. Ce n'est pas du tout un point de vue élevé.
La véritable voie spirituelle commence avec le point de vue individuel. C'est le premier niveau de l'éveil, à partir duquel on va développer le point de vue thérapeutique. Déjà comprendre ce qu'on est, nos caractéristiques, parce que chacun est différent. Aussi comprendre que chacun est différent. Donc non seulement, à partir du point de vue individuel on peut prendre ses responsabilités, mais également on peut voir les caractéristiques de la personne qui est en face de soi. Une fois que l'on peut voir ses propres caractéristiques, on peut comprendre les autres. C'est très important. J'en parlerai plus tard.

Et là on peut commencer à développer le point de vue thérapeutique, c'est-à-dire soigner, corriger, guérir, faire un travail sur soi non motivé par l'opinion des autres. Et quand on s'est soigné, naturellement, on découvre le point de vue absolu des choses, c'est-à-dire non séparé.
A ce moment-là il y a analogie, et tout est illuminé. A ce moment-là les quatre points de vue, mondain, individuel, thérapeutique, et absolu sont vrais et ne se contredisent pas mutuellement. Ainsi on peut comprendre que si un point de vue est en contradiction avec un autre, (par exemple si le point de vue mondain est en contradiction avec le point de vue individuel), ça veut dire que notre point de vue est erroné.

 

Montpellier, le samedi 21 mars 2009


Gaku Soku , « la tension juste ».
Trop de tension ou pas assez de tension, ça n’est pas juste. Alors la tension peut s’apparenter à la tension nerveuse ou musculaire, à la tension émotionnelle ou intentionnelle.
La tension ou bien l’inertie, sanran ou kontin en japonais. Gaku Soku est très important, évidemment c’est compliqué …. parce que Gaku Soku n’est ni tension ni apathie. Ça c’est le zazen. Le zazen c’est comme une appendice, un mudra, parce que l’énergie qui va jaillir de gakusoku est l’énergie cosmique fondamentale elle même, fabuleuse, c’est pourquoi je parle d’un mudra . Le mudra c’est subtil, c’est la position par exemple des mains en zazen. Le mudra « ho kai jo in » mudra universel, représente à mon avis ce Gaku Soku. Sensei m’en a parlé, je me souviens du kusen. Je n’avais rien compris d’ailleurs. J’étais arrivé trop tard où il y avait trop de monde, je m’étais assis dans le vestiaire a l’étage, la ou je dormais habituellement avec mon ami Myoko. Le samedi, le dojo était plein à craquer donc ce jour là je faisais zazen dans ma chambre à l’étage, derrière et j’entendais le kusen depuis la mezzanine et sensei parlait de Gaku Soku, il parlait des mains et moi je serrai les pouces. Tension juste ! Je serrai énormément les pouces, j’avais énormément de tension. Ca n’était pas la tension juste : ni détendu, ni tendu, juste au point d’énergie fabuleuse. On peut d’ailleurs considérer que le corps entier est un appendice, est un mudra. On peut considérer que nos pouces, la position de nos main est un mudra, c'est-à-dire , elle exprime la tension juste. Nos mains ne sont ni tendu, ni détendu. « Keshari mudra » également est une appendice, le mudra que l’on fait avec la langue, c’est un enseignement secret, même les japonais ne le connaissent pas, seulement mon maître Déshimaru nous la enseigné : Il y a la langue et la luette la position de la langue, bouche, les mâchoires, et en haut le cerveau et la glande pituitaire la langue doit être en gaku soku. La langue la luette et la glande pituitaire doivent former la kaligraphie « shin » (l’esprit).C'est-à-dire que dans le zazen, le corps n’est pas inutile, c’est un instrument spirituel. Très important le corps, la vie c’est très important. Même si vous pratiquez, moi je pratique depuis 40 ans avec beaucoup de motivation, beaucoup de foi, mais en même temps avec mes limites humaines, ma faiblesse humaine. Quoi que j’ai mis l’essentiel de ma vie dans la pratique de zazen, je me rends compte que c’est peu ce qu’on a le temps de réaliser dans une vie, en 60 ans, en 80 ans, même en 100 ans c’est peu, très peu. Si vous préférer vous concentrer sur l’égo, les problèmes, sur la personnalité sociale, sur les névroses, vous perdez un temps précieux et vous vous réincarnerez encore des millions de fois à perdre un temps précieux plutôt que de découvrir la liberté. Comment ça marche ? Ça n’a rien à voir avec un gourou, ça n’a rien avoir avec une secte, ça n’a rien à voir avec une religion. C’est quelque chose de fabuleux pour les hommes et femmes authentiques. Le corps, c’est très important, c’est beaucoup plus qu’un corps C’est beaucoup de travail d’obtenir un corps. Donc qu’est-ce que ça veut dire la tension juste, elle se trouve entre la fréquence et la particule. Donc pour contrôler notre corps qui est en même temps fréquence, c’est-à-dire, vibratoire, fréquence invisible, non matérialisée, et également matériel, particule, il se matérialise. Il n’y a pas de particules sans fréquence, il n’y a pas de fréquence sans potentialité de particules.
Donc notre corps, c’est ça, notre vrai corps et fait de l’élément fondamental. Donc ce qu’on veut faire c’est régler le corps dans sa potentialité fréquentielle et, particulière ou particulaire. Gaku Soku c’est entre le vide et la matière. La fréquence et la particule, ça se règle en particulier par les mains et par la langue C'est-à-dire par la position des mains. La position des mains doit être contrôlé par la conscience ensuite la posture entière devient un mudra.